TÉTAR MAX 

Intervention : Avril 2016
Localisation : L2 Est. Échangeur de Frais Vallon

Biographie

Depuis 15 ans, Maxime Bour, alias Tétar, orne les murs du 11e arrondissement de Paris, où il vit. Après une école de graphisme à Toulouse, il passe du graffiti à une forme d’art abstrait et intime. Il développe peu à peu un code graphique qui se situe entre la peinture, l’écriture, et le tag, mais qui s’inspire aussi de l’art brut, l’écriture automatique, la peinture gestuelle (spontanéité du geste), l’art primitif… Il souhaite recréer un rituel de peinture, des gestes d’écriture ou de peinture spontanés, non réfléchis. C’est une écriture du corps. Les lignes tracées n’appartiennent à aucun système d’écriture connu et s’éloigne au maximum de toutes les influences préalablement digérées. Le travail intellectuel consiste, en amont, à consulter des images et des systèmes d’écriture (pictogrammes, idéogrammes, calligraphies..). Pour pouvoir ensuite s’en éloigner ou les reproduire inconsciemment.

Leur fresque pour Les murs de la L2

Au niveau de l’Échangeur de Frais Vallon, le damier d’arabesques de Tétar laisse entrevoir des couleurs vives. Dans les formes noires, certains voient une nageoire, un œil, une voile. D’autres un alphabet mystérieux venu d’un monde inconnu, comme un symbole des traces que laisse notre humanité. Insaisissables et magnétiques, les courbes qui se répètent sur les deux murs semblent nous inviter à explorer les dédales de notre psyché.